images1.jpg J’ai toujours éprouvé le besoin de partager. Ironie parmi tant d’autres; je n’ai jamais su partager. J’ai toujours éprouvé le besoin d’être lu, mais lire mes textes c’est lire mon âme. Par excès de pudeur ou réflexe protecteur, je n’ai jamais laissé place aux effusions de l’esprit, à la puissance révélatrice du Verbe, de peur d’être démasqué, d’être mis à nu.
J’aime les mots depuis toujours. J’aime les mots en effervescence. J’aime les mots quand ils surprennent l’esprit comme une amante passionnée, s’offrant pour la première fois. Chaque phrase, chaque paragraphe est le résultat d’un sentiment tenace, d’une folie soudaine, d’une souffrance profonde ou d’un plaisir léger. Chaque texte est un bout de notre âme, la persistance fragile d’une métamorphose, d’une création, d’une émulation divine. Ecrire c’est disparaître, faire tomber les convenances et les interdits, écrire c’est exister sans se farder. Mais, par dessus tout, écrire engendre l’insaisissable, l’unique et l’extatique sensation d’une libération évanescente.

Je vous invite à dissiper vos craintes, à disparaître derrière votre vraie nature. Je vous invite à partager vos éclats de liberté, de folie, de rage, tout ces états d’âme qui nous rapprochent, afin de broder sur la toile un voile d’Humanité.

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